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Kite Liberator
Par Fireaxe le 1 juil 2008 |

En fin de semaine dernière, Xener et moi cherchions désespérément un anime court que son Playstation 3 arriverait à lire (les fichiers *.mkv ne sont malheureusement pas très « PS3 friendly »…). Alors comme on manquait d’option, j’ai finalement sorti mon dvd de Kite Liberator que j’avais acheté il y a un mois ou deux et que je n’avais toujours pas écouté. Pour être bien honnête, on ne savait pas trop à quoi s’attendre puisqu’on n’avait jamais vu le premier OVA (Kite) de 1998. Tout ce que je savais à l’avance, c’était que dans le premier OVA, il était question d’une assassine qui se faisait un devoir de tuer la racaille de la société, violeurs, pédophiles, meurtriers, etc. Kite Liberator reprend pratiquement le même thème à la sauce 2008… mais à quelques exceptions près… Parce que, il faut le dire, pendant les 10 premières minutes on se demande vraiment si on ne s’est pas trompé de film, tellement ce que l’on voit ne semble pas avoir de lien avec ce à quoi on s’attendait de l’histoire.
Format: OVA, 1 épisode, 57 minutes (2008)
Classe : Seinen
Genre : Sci-fi, Action, Thriller
Director: Yasuomi Umetsu
Animation: ARMS
Licencié par: AnimeWorks
Pour faire une histoire courte, dans Kite Liberator, l’assassine (ou l’Ange de la Mort, comme ils aiment l’appeler) est incarné par Monaka, une écolière de 17 ans qui a, du moins en apparence, tout d’une élève modèle. Par contre, lorsqu’elle reçoit une nouvelle mission, elle change complètement pour devenir une tueuse qui n’a pas son égal. D’où elle tient ces habilités d’assassine, on ne le sait pas vraiment. Par contre on peut supposer que, comme Sawa (l’héroïne de l’OVA original) a mystérieusement disparu, Monaka a tout simplement pris sa place en tant qu’Ange de la Mort.
Là où ça se gâte, c’est lorsque l’on apprend que, 4 ans plus tôt, le père astronaute de Monaka devait quitter la Terre pour partir en mission dans l’espace. Bien qu’ils soient tous deux séparés l’un de l’autre par des dizaines de milliers de kilomètres, ils demeurent très proche l’un de l’autre dû à la promesse que son père lui avait fait avant de partir; celle de revenir un jour.
C’est d’ailleurs avec une de ces scènes dans l’espace que le film commence, disons que personnellement je ne m’attendais pas à ce qu’une partie quand même importante de l’histoire se raconte à l’intérieur d’une station spatiale… Du peu que je connaissais de Kite, moi ce que je voulais voir c’était Monaka poursuivre des criminels pour leur faire payer les atrocités qu’ils ont commis! En fait, ce genre de scènes, il y en a plusieurs, et elles sont toutes particulièrement réussies. Alors pourquoi je chiale? C’est que selon moi, le directeur n’aurait du que se contenter de cette partie-là de l’histoire; j’aurais préféré qu’il se serve de ladite promesse de son père comme motivation pour Monaka, plutôt que de faire de celui-ci pratiquement un personnage principal de l’histoire. Le problème c’est qu’il en résulte une trop grande quantité de scènes « gaspillées », où l’on aurait préféré voir plus de scènes avec Monaka dans la vie de tous les jours, ou encore mieux, de la voir chasser plus de criminels.
Deuxième problème, et à mon avis c’est le plus gros défaut du film… c’est qu’à un moment précis ca devient ridicule. On passe d’un thriller policier à un film de monstre… littéralement. Pour faire une analogie que je sais boiteuse, c’est comme si Godzilla apparaissait en plein milieu d’un film de Ghost in the Shell, ça gâcherait un peu le fun hein? Eh bien c’est un peu ce qui arrive avec Kite Liberator, parce que malheureusement, c’est LÀ que se trouve le cœur de l’histoire.
Par contre, en lisant la review que AnimeNewsNetwork a fait, j’ai un peu compris pourquoi le directeur, Yasuomi Umetsu, a été tenté de prendre cette tangente avec son histoire:
Umetsu , who is nearly 40 at this point, cut his teeth in the anime industry during the OAV boom of the mid 80s. Kite: Liberator seems to reflect fondly on those days, when the musings of a young man — usually involving science fiction, cute girls, violence, monsters or some combination thereof — could get funding for production with little to no adult supervision. The result was usually something of a bizarre mish-mash (sometimes barely making sense), but just as often engrossing and even mind-blowing in its day.
Kite: Liberator seems to take the modern expectations of realism and lovability (moe, if I must use the term here) and uses them to pay homage to these 80s orgies of visual spontaneity in a deliberately male flight of fancy: in one scene Monaka will trip over herself and cutely spill a drink, in the next she’ll be doing backflips and filling a criminal full of holes. Then she’ll be falling in love, eating ice cream, and going through her spreadsheet of hit jobs. [...] Just when the genre clash can’t get any more ridiculous without falling off the metaphorical cliff, as if sensing that he’s taken the silliness about as far as he can, Umetsu does what the last episode of The Sopranos did: he stops.
Bref, on avait ici à faire avec un directeur « old-school » qui voulait mélanger les aspects modernes de l’animation avec les aspects qui était populaires jadis (et j’insiste sur le jadis), dans les années 80. Le résultat est très très étrange et malheureusement ne plaira pas à tout le monde. Mais bon, trêve de commentaires négatifs, il y a plusieurs bons cotés à souligner dans Kite Liberator. L’animation est géniale, ARMS (Elfen Lied, Girl’s High, Mezzo) ont vraiment fait une bonne job pour les scènes d’action. La musique est aussi pas mal bonne et colle bien à l’atmosphère du film.
Bref, coté production y’a vraiment aucun reproche à faire, tout ce qui cloche dans Kite Liberator se trouve dans l’histoire et divers choix douteux de « directing ». Parce qu’au bout du compte, Kite Liberator est quand même divertissant, et les scènes de Monaka valent amplement les 15 dollars que j’ai payé pour ma copie du dvd.
Vais-je le réécouter? :
- Absolument, l’action et Monaka en valent la peine.
Points forts :
- Animation et Artwork particulièrement réussis.
- À la fois cute et violent, que peut-on demander de mieux?
Points faibles :
- L’histoire « de base » est ridicule
- Mélange des genres pas très réussi…
Appréciation globale:
| S | Chef-d’oeuvre, un MUST pour votre collection |
| A | Excellent, à ne pas manquer |
| B | Bon, vaut la peine d’être vu |
| C | Correct, mais sans plus |
| D | Mauvais, à éviter |
| E | Horrible, aurait difficilement pu être pire |
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2 juil 2008 à 12:17
Dahhhh, des monstres en pleins milieu. C’est dommage parce que je trouvais sa intéressant la poursuite de criminels. Quand c’est un film réalisme qui change en monstre, comme dans plusieurs films d’horreur, la plupart du temps sa me fait décrocher.
2 juil 2008 à 12:57
Je vais passer mon tour moi, j’ai pas entendu des belles choses sur le premier ova! je dis pas que le 2ème est pareil ( il a l’air un peu mieux même).
2 juil 2008 à 16:55
Ah bin c’est dommage Drenoss, toi qui aime les anime « over-the-top » tu aurais été servi avec les 2 OVA. J’ai écouté le premier hier soir, et même si c’est old-school et extrêmement explicite, c’est loin d’être mauvais. Le 2ème n’a à peu près aucun lien avec l’original, alors ca ne devrait pas être un turn-off pour toi.
J’vais fort probablement faire une review de Kite bientôt, tu pourras peut-être t’en faire une meilleure idée. Parce que honnêtement, connaissant un peu tes goûts, j’serais surpris si tu ne les appréciais pas au moins un peu. =)
2 juil 2008 à 23:37
Faut dire que mes sources dataient d’il y a 2 ans, dans un forum nowhere et venant d’un parfait inconnue
Je pense que té plus trustable, en effet!!
27 déc 2008 à 22:36
J’ai vu Kite Liberator à Anime North le printemps passé et j’ai gardé un bon feeling général de l’anime (très beaux scènes d’action, chara-design pas du tout laid), mais un souvenir d’inachevé… Je sais pas, quand l’anime en était arrivé à sa fin, j’ai cru que ça allait enfin embarquer! Mais non, c’était vraiment la fin.
J’irai checker Kite si l’occasion se présente. La Grande Bibliothèque l’a probablement (come on, ils ont la version non censurée de Mezzo Forte, héhé).